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L’imagerie mentale 

Au service de notre bien -être et performance

Dans la série Formule 1 sur NETFLIX on voit la préparation mentale des pilotes.

Tout se joue en centièmes de secondes ; la pression est énorme. Sur les constructeurs comme sur les équipes. Les enjeux économiques le disputent aux ambitions de marques mondiales.

Dire que ce milieu est compétitif est un euphémisme.

L’actuel champion du monde s’exprime sur sa gestion de la pression et explique à un moment donné « je me mets dans ma bulle ». Ce qui lui permet de préserver ses capacités de pilote et de ne pas se laisser distraire. On imagine très bien tout ce qui peut se passer dans la tête d’un pilote dans les instants qui précèdent le départ.

Lors des évènements tragiques de Novembre 2015 en France au Bataclan les policiers de la BRI entrent dans les lieux et sont confrontés à une vision insoutenable. Et pourtant il faut retrouver son équilibre émotionnel et préserver ses capacités d’actions.

L’un des responsables explique qu’il s’est mis « dans sa bulle de protection ». Il va plus loin et explique qu’il a repensé à son grand père avec lequel il aimait pêcher ; En fait il a volontairement fait venir à lui « en images » un souvenir du passé associé à un sentiment de bonheur et de sécurité. Cette évocation, ce « réflexe conditionné », lui a permis de préserver toutes ses capacités opérationnelles afin de faire face aux agresseurs.

Les deux expriment la même chose dans des termes voisins.

Il s’agit de techniques de préparation mentale qui permettent tantôt de préserver sa stabilité émotionnelle face à des situations difficiles ; d’autres fois se préserver de la pression extérieure, d’autres fois encore préserver toutes ses capacités d’action.

Dans tous les cas il s’agit de techniques qui peuvent nous permettre de donner le meilleur de nous-même.

Et ce, malgré un environnement qui est dégradé, surprenant, stressant, dangereux.

Nous ne sommes pas toutes et tous égaux face au stress ; nous n’avons pas les mêmes capacités mentales et physiques. C’est une évidence.

Pourtant nous pouvons toutes et tous grâce à un travail volontaire et l’apprentissage de techniques simples préserver notre équilibre interne et nos capacités d’action.

Les images font partie de ces techniques simples d’utilisation ; notre cerveau produit en permanence des images et des pensées qui nous traversent autant reprendre le contrôle de ce processus (de temps en temps au moins car les enjeux sont importants).

 

1.

Des images contre le stress & la peur

Le schéma ci-dessous permet de bien comprendre les différentes zones de déséquilibres. Nous pouvons nous retrouver sous le coup d’émotions intenses, provoquées par des situations stressantes présentes ou à venir et « perdre nos moyens ».

C’est ce qu’en langage simplifié, qui résume bien les différentes options qui s’offrent aux individus, nous pourrions résumer en :

  • Être paralysé (perdre ses moyens)
  • S’enfuir (éviter de se confronter à la difficulté)
  • Faire face (être en mesure de mobiliser toutes ses capacités et les mettre en œuvre de la manière la plus efficace possible.

 

Les statistiques établies par certaines études menées tendraient à démontrer que plus la situation est difficile, stressante ou source de crainte ou de peur et les 2/3 des sujets auraient recours à des stratagèmes relevant de la fuite ou du blocage et seulement un tiers ferait face avec plus ou moins d’efficacité dans la mise en œuvre de leurs capacités.

Copie de lambiance fitness park

Nous avons vu que le dialogue interne peut aider la personne à se remettre dans sa zone de performances.

Mais l’expérience de la préparation mentale montre que le discours interne associé à des images choisies et auxquelles nous attachons des émotions positives en l’occurrence de sécurité, de bien être peuvent aider fortement à recentrer l’individu dans sa zone de performance optimale.

Nous pouvons tous créer notre bulle de protection afin de rester concentrer sur l’action ici et maintenant et ne pas se laisser submerger par l’environnement, ou encore les pensées contre productives qui peuvent provenir de nous-même.

 

2.

La mise en œuvre de l’imagerie mentale

Appelons la Louise. Son histoire est assez fréquente dans le monde professionnel.

Elle travaille dans une grande compagnie d’assurances, dans un service juridique et doit, par conséquent, rappeler à ses collègues commerciaux les limites à ne pas dépasser afin de continuer à développer le chiffre d’affaires sans risques juridiques.

Alors qu’elle participait à une réunion professionnelle au cours de laquelle un projet de création d’un nouveau produit était évoqué ; quand son tour de parole est venu elle a expliqué les contraintes juridiques et légales qu’il fallait intégrer afin de mener le projet à terme.

Personne équilibrée et douce, ses propos étaient équilibrés, constructifs et sa volonté de permettre au projet d’avancer dans de bonnes conditions de sécurité pour tout le monde, évidente.

Sa manière de communiquée n’était pas en cause dans l’incident, ni son comportement. C’était plutôt le contenu qui n’arrangeait pas les projets de ses interlocuteurs qui y voyaient une contrainte désagréable.


De là à « tuer l’apporteur de mauvaise nouvelles » il n’y avait qu’un pas.

Quelle ne fût pas sa surprise de se voir reprocher de manière véhémente, par le groupe, qu’en gros elle tuait le projet dans l’œuf… bref elle passa un mauvais moment incapable de répondre sur le moment elle se sentie paralysée sur sa chaise, ressentant un profond mal être…

Mal être tellement violent que sa première réaction aurait été de se mettre en arrêt maladie et de changer d’entreprise tant elle s’est sentie humiliée, culpabilisée, alors que sa présence avait été réclamée par le sponsor du projet pour justement éviter tout risque opérationnel par la suite.

Malheureusement compte tenu de sa mission même, ce type de réaction devait être considéré comme faisant partie du job et étant susceptible de se reproduire dans cette entreprise et n’importe quelle autre.

Comment en sortir ?

Je lui ai demandé de choisir une image correspondant à un lieu qui pour elle était source de sécurité, de bien être, de confiance en elle, où elle se sentait à la fois en protection.

Grace à la visualisation associée ; nous avons travaillé à renforcer cette image ainsi que le discours interne qui allait avec, et les émotions et sensations corporelles associées.

Certes il fallait se sentir bien mais également en capacité d’agir ; De manière juste et appropriée aux circonstances.

Ce travail réalisé nous avons travaillé à créer une bulle reflexe ; une sorte de camp base en cas de problème.

Camp base à partir duquel notre Louise pouvait, d’abord se préserver face aux attaques plus ou moins justifiées et bien formulées ; pour ensuite répondre de la manière la plus appropriée et juste.

Ce travail s’avéra salutaire et nécessaire, car la nature même de son travail impliquait de dire des choses qui n’arrangeaient pas toujours ses interlocuteurs.

3

Conclusion

Beaucoup de sujets sont pris sous des angles inappropriés face aux urgences des situations quotidiennes.

On reprochera à un cadre de faire « trop bien son travail » et sera évoqué un problème de communication ; Alors qu’il n’y a souvent aucun problème de communication mais uniquement un problème, chez certains, avec les contraintes et le réel.

On confond souvent l’annonce d’une nouvelle qui ne convient pas avec son porteur ; Cette confusion est malheureusement trop fréquente.

Souvent ceux qui viennent en séances de coaching sont les victimes et assez peu souvent les « bourreaux ».

Cet avis n’est pas un parti pris non argumenté ; c’est mon quotidien de coach de cadres d’entreprises.

La préparation mentale permettra, à l’individu, de se protéger face aux agressions et pressions et lui donnera les moyens de s’exprimer et faire face de la manière la plus efficace et appropriée en fonction des circonstances.

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