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Comment réussir ses échecs ?

Dans ma carrière professionnelle qui a été longue, donc riche d’observations j’ai toujours été bluffé par ceux qui avaient l’art de transformer la réalité grâce à la communication.

Les mauvaises années de résultats commerciaux devenaient de années de transitions, de consolidations, de changements etc…

Ça n’est pas cela dont il est question dans cet article ; travestir la réalité ou s’abuser soi-même ou tenter d’abuser le monde n’entre pas dans le champ de l’emploi judicieux des expériences d’échecs que nous connaissons toutes et tous.

Au contraire, l’échec assumé comme tel est source de leçons, c’est d’abord un acte de lucidité et d’humilité qui rend plus fort sur le long terme.

François Mitterrand qui avait échoué plusieurs fois à l’élection présidentielle avant d’être élu par deux fois,  dans son livre Ma part de vérité soulignait justement : “La pire erreur n’est pas dans l’échec mais dans l’incapacité de dominer l’échec.”

Hérodote historien de la Grèce antique encore : « Les échecs servent de répétition au succès ».

On aura beau faire tout ce que l’on veut ; agir c’est prendre des risques et se soumettre aux lois du hasard même si nous avons essayé de mettre toutes les chances de notre côté.

L’échec existe nous l’avons toutes et tous rencontré.

Mais la bonne question qu’en avons-nous fait ?

1.

Ne pas avoir peur de l'échec

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L’égo et l’image de soi jouent un rôle prépondérant dans les rapports que nous pouvons avoir au réel et à l’échec.

Hier un ami m’appelait afin de recueillir mon avis sur l’attitude à adopter. Il travaille comme directeur commercial d’entité dans une grosse entreprise et est mis en « compétition » avec ses pairs. L’un d’entre eux est considéré comme le meilleur de tous et recueille au fil des années les lauriers.

Après analyse attentive de ses résultats plusieurs directeurs commerciaux de zones se sont aperçus que les chiffres déclaraient étaient au fil des années de plus en plus gonflés dans leur partie déclarative et identiques à ses pairs, voire inférieurs, dans la partie comptable réellement réalisés et enregistrés à la fin de l’exercice.

Bref on appelle ça de la triche.

 C’est malheureusement une situation fréquente quand on a affaire à des profils qui refusent la réalité et veulent « à tout prix » paraîtres les meilleurs.

Souvent il y a une confusion entre son identité et ses résultats. Comme si, chez certains leur identité et donc leur valeur dépendaient des résultats extérieurs qu’ils produisaient.

C’est une fusion dangereuse. Non nous ne sommes pas nos résultats. Nous sommes bien plus que cela, nos résultats bons ou mauvais sont le fruit de notre travail, de nos expérimentations.

L’essentiel est leur qualité sur le long terme ponctuellement on peut rencontrer des difficultés cela fait partie de la vraie vie.

Mais pour rencontrer le vrai succès, qui se construit au fil des risques, des essais, des passions, des échecs, des réussites encore faut-il être honnête vis à vis de soi.

On n’apprend rien dans le mensonge ou l’illusion.

Avoir peur de l’échec c’est avoir peur de la vie.

On pourrait parler de lucidité ; sans être particulièrement dure avec soi il n’est pas interdit de se dire les choses et évaluer son travail et ses résultats pour ce qu’ils sont. Ce qui d’ailleurs n’altère en rien ses capacités, ses qualités et son potentiel.

Ne pas avoir peur de l’échec ne veut en aucun dire que l’on admet ou recherche l’échec. Cela veut simplement dire que l’on fera tout pour réussir mais que ça ne fonctionne pas on est en mesure de le reconnaître et de changer son fusil d’épaule.

La peur de l’échec a tendance à paralyser l’initiative et rend l’ajustement au réel plus compliqué et long.

Après tout, on pourrait se poser la question qui n’échoue jamais ? La réponse est simple ceux qui ne font rien ! Ceux qui ne tentent rien, qui n’essaient rien !

Restez dans votre zone de confort et vraisemblablement vous ne vivrez peu voire pas d’échec. Pas de grand succès non plus d’ailleurs.

Au fond vivrez-vous réellement votre vie ?

 

 

2.

Accepter sans personnaliser

Une fois que l’on a reconnu qu’il y a échec il faut accepter deux choses importantes :

  • La réalité de l’échec sans le gonfler ou le minimiser
  • Reconnaître sa part de responsabilité dans cette situation.
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Si nous connaissons l’échec ou le moindre succès, la première démarche est de constater qu’il y a un écart entre notre objectif et la réalisation. Échouer ne signifie pas que tout a été raté ; cela veut simplement dire que l’on n’a pas atteint l’objectif fixé.

Là aussi gonfler le résultat dans ce qu’il a de négatif est également un déni de la réalité.

Non il faut être capable de mesurer cet écart lucidement dans ses nuances.

Il y a une deuxième dimension à l’acceptation de la situation c’est admettre sa responsabilité.

Ce point est le plus délicat si admettre publiquement son échec « à la Japonaise » n’est pas le sport favori en entreprise ; personne ne demande de vous y mettre et de faire un acte de contrition public et spectaculaire.

Non, mais au moins vis-à-vis de soi-même ne pas s’abuser et reconnaître cet échec.

Là aussi quand on écoute ce qui se dit autour de soi ; il n’est pas rare d’entendre un discours de réassurance dans la série j’ai fait parfaitement tout ce qui devait être fait et ça n’a pas marché pour des raisons indépendantes de ma volonté.

Oui les causes qui concourent à un échec sont multiples et complexes ; non si nous sommes acteur de l’action et que ça n’a pas fonctionné c’est que tout, n’a pas parfaitement été réalisé.

L’admettre, encore une fois, n’enlève rien à votre talent, au contraire ça le renforce.

Cela m’amène deuxième grand point de ce chapitre ; ne pas personnaliser.

Trop de personnes fusionnent leur identité avec leur mission ou fonction au sein de l’entreprise dans laquelle ils travaillent.

Quand on leur pose la question de se présenter « je suis chef de. Head of… » ; comme si leur identité se résumait à un titre professionnel.

Dans ces conditions reconnaître une défaillance c’est nier son identité ; cette carapace construite autour de soi et qui protège. L’échec devient, dès lors, intolérable pour la personne. Cet échec est la preuve que le château de carte est fragile, voire fondé sur une apparence.

Admettre l’échec le reconnaître et tout s’effondre. Pas étonnant que les volontaires à cette lucidité soient rares.

Non, votre échec n’est pas vous. C’est simplement une information sur un évènement extérieur ; vous avez tenté quelque chose qui n’a pas fonctionné. Cela n’enlève rien à votre capacité à réussir autre chose.

Cela n’enlève rien au fait que vous pouvez retenter la même action avec succès cette fois en tenant compte de l’expérience acquise précédemment.

 Si les succès s’attribuent volontiers ; il ne faut pas être dupe de la partie qui se joue l’échec comme le succès sont les deux faces d’une même pièce de monnaie. La différence est ténue.

Napoléon ne disait-il pas « rien ne ressemble plus à une victoire qu’une défaite ».

Nous ne sommes pas nos échecs ; nous sommes bien plus que cela. Même si, comme tout être humain, nous connaissons l’échec.

Il ne sert à rien de mettre une intensité émotionnelle dans nos échecs ; c’est une information dont il faut prendre connaissance.

En tirer les leçons utiles, inutile d’en rajouter.

3.

En faire une force pour le futur

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Considérer les échecs ou les moindres réussites, comme une information à s’améliorer est la bonne distance à entretenir avec ce phénomène.

Sur ce sujet deux idées principales me viennent à l’esprit.

Laisser les échecs dans le passé et en tenir compte pour orienter ses actions futures.

Si nous avons toutes et tous rencontrés des personnes qui sont dans le déni de leurs propres échecs ; nous avons toutes et tous également rencontrés des personnes qui se complaisent dans la rumination de leurs infortunes et en font un fonds de commerce ouvert H24 dans la série « pauvre de moi, je n’ai pas de chance ! »

Un échec est une expérience passée qui mérite qu’on la laisse là où elle est. Combien de personnes s’empêchent de vivre car elles ont connu un échec dans un domaine et en ont déduit hâtivement que ça n’était pas pour elles…

Faire ça c’est entretenir le culte de ses échecs. Franchement ils ne méritent pas tant d’égards. Un échec c’est une information utile afin de faire évoluer notre pratique ; ni plus ni moins. Sûrement pas un sujet qui doit occuper nos pensées en permanence.

D’autant que y penser aura tendance à nourrir nos échecs d’une énergie dont nous avons besoin pour avancer.

Notre cerveau aura même tendance à répéter ce qui nous occupe l’esprit et pourra répliquer inconsciemment nos échecs, nous enfermant dans une spirale négative inutile.

Notre énergie doit être concentrée dans nos projets ici et maintenant ; lesquels projets vont bâtir notre futur.

Une fois l’échec accepté, notre responsabilité admise pour sa part ayant contribué au résultat ; le temps d’en tirer les leçons est venu.

Sous cet angle l’échec est une étape vers la réussite ; riche de nouveaux enseignements nous pouvons poursuivre notre projet personnel ou professionnel.

 

Conclusion

La complaisance vis-à-vis de soi est aussi contreproductive que l’excès de dureté.

Si l’échec que vous venez de vivre est trop présent, trop dure à envisager ; laisser le de côté, oubliez-le quelques temps ; et quand l’intensité émotionnelle qui y est attachée se sera évaporée un peu plus, revenez-y pour en tirer les bonnes leçons.

Il y a un temps pour tout ; inutile de forcer les choses.

Il me semble que l‘essentiel est de donner le meilleur de soi dans ce que nous faisons ici et maintenant.

Et avoir cet esprit de progrès de croissance qui sont de vraies qualités. Ne pas se contenter de ce que l’on à fait et tenter, sans cesse, d’améliorer nos méthodes, nos pratiques, notre talent.

La parabole des talents est riche d’enseignements « qu’as-tu fait de ton talent ? ».

Si l’on situe son action dans cette dynamique, on ne peut qu’être gagnant sur le long terme.

L’échec, n’étant qu’une information parmi d’autres sur cette voie de progrès.

Notre système éducatif, nos cultures d’entreprises sont très en retard dans la perception et la mesure de l’échec, comme de la réussite.

L’humilité est également à inviter dans notre réflexion ; s’attribuer tout le succès est aussi idiot que s’attribuer tout l’échec.

Alors que l’on sait que le facteur chance existe et qu’il y a souvent une chaîne invisible de facteurs extérieurs à nous qui ont contribués à permettre ce résultat positif ou non.

Cela s’appelle prendre du recul non ?

Réussir ses échecs à retenir

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