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Comment arrêter notre bavardage mental ?

Il a fallu 6 millions d’années pour que la nature réalise, ce qui fait notre outil naturel le plus abouti, notre cerveau !

C’est notre bien le plus précieux qui explique, en grande partie que l’homme a pu prendre la primauté sur toutes les autres espèces peuplant notre planète bleue.

Et pourtant cet outil si magnifique nous cause bien des tracas !

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Que ce soit lors de séminaires sur la méditation, de coaching ; Il est une question qui revient sans cesse.

Comment stopper ces images, ces anxiétés, ces idées incongrues, ces peurs, ces phrases, ces mots et maux, ces ruminations, qui traversent sans cesse mon esprit ?

Si l’intelligence est reconnue comme une vertu, c’est aussi pour les personnes intelligentes une source de chaos et de confusion ; leur mental semble leur échapper et « mouliner » sans cesse.

D’autres vivent dans une interprétation toujours négative de l’environnement les paralysant dans un sentiment de peur.

D’autres sont littéralement habités par des idées d’injustice, vivent un combat homérique contre le reste du monde.

D’autres, enfin, minés par un sentiment de culpabilité, une tristesse lancinante, vivent dans la faute commise, souvent imaginaire.

Comment faire cesser ce bavardage incessant ?

Comment stopper mon mental ?

1.
Notre cerveau échappe-t-il à notre contrôle ?

Autant nous sommes capables de diriger nos mains, nos bras, nos jambes, dans les directions que nous souhaitons autant il semble que pour notre mental ça soit une autre affaire.

Il est ingérable celui-là !

Il suffit que nous soyons tranquillement assis à travailler sur la rédaction d’un document pour que tout à coup notre mental nous fasse voyager dans le passé, dans le futur, nous assaille avec des images, parfois même une petite voix intérieure qui nous distrait complètement de ce que nous sommes en train de faire.

Réalité ou fiction ?

En fait nous confondons notre imagination et notre mental. Notre cerveau ne voyage pas. Il n’y a pas d’un côté notre corps, et notre mental, de l’autre, qui se promènerait à sa guise.

Nous sommes bien une seule et même personne, dans un endroit à la fois et un seul.

Notre problème provient d’un malentendu fondamental.

Souhaiterions nous avoir le plein contrôle sur nos battements de cœurs ? Souhaiterions nous avoir le plein contrôle sur notre vue ?

Souhaiterions nous avoir le plein contrôle sur notre respiration ?

En fait nous ne voyons aucun problème à laisser notre cœur battre à son rythme.

Nous ne voyons aucun problème à laisser notre respiration aller naturellement.

Nous ne voyons aucun problème à ce que notre vue, sans cesse nous donne la vision de ce que nous voyons.

Pourquoi, dés lors, souhaitons nous empêcher notre cerveau de fonctionner, produire des images, des idées, des raisonnements, des interrogations…

Pourquoi souhaitons-nous le contrôler ?

Le cerveau peut-il s’empêcher de fonctionner ? Non physiologiquement, il fonctionne en permanence y compris quand nous dormons. C’est sa fonction.

Nous pouvons utiliser toutes les techniques de la terre ; nous n’arriverons pas à ne plus penser, à faire le vide. C’est physiologiquement impossible. C’est donc du temps de perdu.

Donc le sujet ne se situe pas à ce niveau.

Vouloir lui interdire de produire est voué à un échec certain.

2.
Notre mental nous rend-il heureux ? Nous aide-t-il à réussir ?

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C’est plutôt en formulant la question sous cet angle que nous pouvons commencer à percevoir notre latitude d’action.

Nous nous situons non plus au niveau de la fonction de notre mental mais de sa production.

Si votre réponse est oui, ce que mon mental produit me rend plus efficace, plus heureux, me permet d’entretenir de bons rapports avec mon environnement. Alors conservez le tel quel, vous n’avez aucun sujet d’inquiétude. Tout va bien.

Mais si c’est non, comme la plupart des personnes, alors il nous faut aller plus loin.

Puisque ce cher mental ne peut pas s’empêcher de produire, pouvons-nous avoir un impact sur ce qu’il produit ?

Pouvons-nous faire en sorte que ce qu’il produit nous procure plus de bien être, que cela soit utile dans notre vie.

Si nous éprouvons un mal être, une sensation désagréable, si nos sensations ne sont pas confortables ; en un mot si nous n’allons pas bien, cela signifie que notre mental produit des idées noires ou négatives.

Il y a deux options. Soit, nous sommes dans un contexte où il est normal que nos idées soient grises, maladie, deuil etc…

Soit il n’y a aucune raison objective et cela signifie que notre mental nous joue des tours. Dans 90% des cas il nous joue des tours, se complaisant à nous faire inutilement souffrir.

Vous savez c’est cette petite voix intérieure qui va vous souffler, juste avant de prendre la parole lors d’un examen ou d’une réunion « j’ai oublié ce que je voulais dire, j’ai oublié mon texte, j’ai oublié mes lunettes, j’ai oublié… »

Mais alors comment reprendre le contrôle de cette production ?

3.
Comment influer pour que sa production soit utile ?

Si notre corps a une forme très claire et perceptible dont nous pouvons jouer. Certains ne sculptent ils pas leur corps selon leurs souhaits ?

Certains artistes ou artisans maîtrisent parfaitement les gestes techniques de leur travail ou de leur art. Leurs gestes sont parfaitement maîtrisés.

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Ils produisent et rendent réels ce qu’ils avaient à l’esprit. Nous arrivons à façonner et faire beaucoup de choses.

Pourquoi ne pourrions-nous pas faire la même chose avec un autre « outil » que la nature nous a donné. Notre cerveau ?

Une des difficultés à laquelle nous sommes confrontée, dans cette réflexion, est que Le mental n’a pas de forme.

Nous avons beaucoup de difficultés à le diriger contrairement à nos mains, nos gestes. Si nous pouvons bouger ou faire mouvoir pratiquement toutes les parties de notre corps, le cerveau et son activité notre mental, non.

C’est la raison pour laquelle beaucoup de personnes, partant du principe que notre cerveau n’est pas « mobile ou mobilisable » physiquement  le laissent de côté. Nous le considérons, comme à part.

Comme nous pensons ne pas avoir prise sur lui, nous le laissons vagabonder.

Il fait alors ce qu’il veut, comme il l’entend se promenant depuis nos souvenirs, vers un futur imaginaire, dans des jeux délirants, parfois nous livrant les informations dont nous avons besoin, nous aidant à adopter le bon comportement, en étant intelligent, nous amusant, étant altruiste, nous aidant à réussir nos projets et parfois nous faisant sombrer dans des abysses de bêtise, d’ignorance, de mauvais goût, sabotant nos chances…

Car le mental, à l’état naturel est fantasque par construction. Un peu comme un enfant non éduqué.

Nous devons lui donner, à tout instant, sa forme.

En vous levant le matin, quelle journée décidez-vous d’avoir ? Bonne ou mauvaise ou vous ne savez pas ?

Si vous ne savez pas, vous laissez les vents vous balloter, votre mental prendre le dessus.

Nous réussissons toutes et tous des choses. Nous avons tous ressenti cette sensation d’être présent dans ce que nous faisons, d’être fluide et en puissance.

Ce sont les « instructions » que nous devons donner à notre mental. Quand nous décidons de le mettre à notre service ; quand nous nous en occupons il répond comme la formidable et la plus aboutie partie de nous-même.

Quand nous le laissons vaquer seul il produit tous azimuts des tonnes de choses dont certaines ne sont pas nécessairement utiles.

Mais lui donner sa forme, un travail à faire ne suffit pas pour que notre mental soit « tranquille ». Il doit savoir dans quelle direction vous allez.

Nous devons savoir où nous allons afin de définir le cap de notre vie.

 C’est la difficulté majeure de beaucoup de personnes, n’ayant pas décidées ce qu’elle voulait faire de leur vie réellement quelle était leur voie elles sont ballotées par les vents. Leur mental suit ce mouvement, ballotant, changeant de forme tantôt positive, tantôt négative, changeant de direction au gré de ses humeurs et de celles de son propriétaire. (Vous en l’occurrence).

Si nous voulons prendre la main sur notre mental et bénéficier de sa puissance encore faut-il lui donner des instructions claires sur ce sur quoi il doit se concentrer, dans quelle direction il doit aller.

Nous ne ferons pas l’économie d’un travail sur « comment trouver sa voie » (voir formation).

4.
La responsabilité et le choix

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Si nous acceptons une fois pour toute la responsabilité de ce qui nous arrive les choses deviennent plus faciles dans tous les compartiments de notre vie. Nous passons du stade de victime parfois, d’observateur de forces externes souvent, de jouets de phénomènes extérieurs incontrôlables toujours, à celui d’acteur, de constructeur de notre propre vie.

Nous choisissons d’être l’artisan qui va créer, façonner l’existence que nous souhaitons.

Nous pouvons dès lors faire le choix d’une vie positive, satisfaisante. Et donner comme « instruction » à notre mental de nous aider à satisfaire à cette volonté.

Commençons par prendre une décision qui consisterait à choisir de vivre une vie positive.

Comme nous l’avons vu plus haut, quand quelqu’un se plaint de son bavardage mental, de ce qui lui passe par la tête il parle en définitive de la production de son mental.

La première différence parfois, toute simple, entre ceux qui réussissent ce qu’ils entreprennent et ceux qui échouent c’est que les premiers ont un mental qui les aide alors que les seconds ont un mental qui « joue » contre eux.

Commençons par prendre une décision qui consisterait à choisir de vivre une vie positive, sereine, bref tout ce que vous pouvez désirer. Et décider que pour votre mental vous faites le choix qu’il se cale sur votre objectif.

Vous verrez, des résultats que vous n’envisagiez pas auparavant apparaître, comme par magie.

Par magie ? Pas vraiment !

5.
L'action répétée, dans le bon sens, va muscler notre mental.

Les neurosciences commencent à valider certaines intuitions.

Nous savons que notre cerveau fonctionne en développant et renforçant les compétences et connaissances que nous travaillons le plus. Il construit des synapses et connexions qui accélèrent l’action. Plus nous travaillons un sujet, une attitude, une compétence, un savoir-faire, un savoir, plus notre cerveau va créer un circuit complexe activable rapidement et facilement.

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Plus nous décidons de faire le choix d’une vie réussie, sereine, ou tout ce que vous voulez et de penser positivement et plus notre mental va finir par « réflexe » aller dans la direction et prendre la forme que nous souhaitons.

Il convient de définir ce que vous attendez de votre mental le plus souvent dans la journée au lever le matin et vous le rappeler tout au long de la journée.

Au bout d’un certain temps cela deviendra une habitude bien ancrée, qui ne demandera plus aucun effort.

Le choix, la décision sont extrêmement important. Il suffira de dire mentalement stop quand des pensées négatives vous assaillent afin de pouvoir changer votre état d’esprit.

On estime qu’il faut 8 minutes pour que le changement intervienne.

 

Conclusion

Le débat est vieux comme le monde. Mais malheureusement toujours d’actualité. Pourquoi souffrons-nous moralement ? Pourquoi ne sommes-nous pas heureux ? Pourquoi n’arrivons-nous pas à nous réaliser complètement et totalement ?

Alors que nous avons, souvent, bien plus que ce dont nous avons besoin pour vivre bien ?

Notre mental nous sert ses ritournelles dansantes.

Arrêtons de considérer le mental comme une partie désincarnée de notre physique mais plutôt comme un « outil » magnifique à notre service.

Au service de notre grande ambition qui est de vivre bien, heureux et s’accomplir ?

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