ECOUTEZ NOTRE PODCAST COACHING TIPS

ADOPTER LE MENTAL DES GRANDS CHAMPIONS

Je ne sais pas vous mais depuis le premier confinement j’ai des besoins d’air pur, de liberté, de restaurants, de remontées mécaniques, bref de plein de choses qui sont tantôt interdites, tantôt partiellement autorisées…

 

« Et en même temps », j’ai besoin d’entendre des choses positives. D’avoir de bonnes nouvelles, de puiser mon énergie aux meilleures sources, bref qu’on me remonte le moral.

Alors j’ai passé, pour vous, une partie de ce temps libre imposé, à visionner des vidéos d’entretiens, à lire des interviews de grand(e)s champion(nes)s afin de vous ramener, de nous ramener quelques idées rafraîchissantes et qui nous font du bien

Alors quels sont leurs secrets à ces athlètes que nous célébrons dans la liesse à chaque jeux olympiques (quand ils gagnent bien sûr) ?

Ils évoluent dans un univers d’action et de performance (comme nous !).

Je vous propose ce voyage vers des espaces qui nous paraissent éloignés de nous ; et pourtant, à l’analyse, comme vous allez le voir, nous pouvons, tous, y trouver des pistes d’actions, des raisons d’espérer, des motifs d’inspiration.

Mais surtout nous rendre compte que ce sont des humains comme nous, chez lesquels nous pouvons puiser des idées afin de nous améliorer et progresser vers nos objectifs. 

 

La performance ? Surmonter la peur de l’inconnue et éviter l’obsession.

 

Ce qui m’a frappé c’était les nombreuses références au fait que leurs plus grandes victoires ou parfois tentatives avortées provenaient du fait qu’ils ne croyaient pas que c’était possible. 

En y réfléchissant c’est logique. La performance par définition c’est faire mieux que les records ou réalisations déjà faites ; notre corps et ses sensations, notre mental et ses croyances ou perceptions du monde n’ont pas de références connues. 

Ils avancent tous les deux en terre inconnue.

Dans le langage courant on parlera de sortir de sa zone de confort ; ce lieu où les choses sont maîtrisées, où nous nous sentons en sécurité. Nous l’avons déjà réalisé, déjà fait donc c’est rassurant.

Les champions recherchent la performance dans ces zones impossibles. Comme nous, ils éprouvent de la peur, se crispent, doutent ne sachant pas s’ils vont y arriver, souvent n’y croient pas eux-mêmes au début.

Mais à la fin trouvent en eux les ressources, le déclic, pour explorer ces nouvelles sensations, reculer ces frontières invisibles. 

Ils en font même une habitude, une attitude qui finit par s’ancrer en eux.

Aller toujours chercher plus haut, plus vite et plus fort [la devise olympique] devient une philosophie de vie.

Ce qui caractérise le champion c’est une volonté dirigée vers la performance, le record, la compétition gagnée. La limite peut être ténue avec l’obsession de la performance.

Obsession qui peut happer littéralement le champion et le rendre vulnérable aux excès d’entraînements (et donc aux blessures) ; aux attitudes et comportements inefficaces lors des compétitions à enjeux. Aux prises de risques inutiles.

Dans les interviews on retrouve beaucoup de mots autour de ce recul nécessaire vis-à-vis du résultat. Au profit d’une plus grande implication dans l’équilibre, l’implication dans l’entraînement, le lâcher prise pendant l’effort à enjeu ; afin d’éviter que le mental crispé sur le résultat n’empêche la performance de se réaliser.

C’est un équilibre subtil à trouver entre l’esprit de gagne et l’obsession de la victoire. L’un aide l’autre empêche.

Le résultat est vécu plus comme une conséquence que comme l’objet de leur concentration pendant l’action. La motivation première reste bien sûr de gagner, ils savent quand mobiliser toutes leurs ressources afin de donner ce petit coup de rein supplémentaire au bon moment qui emportera la décision face aux autres compétiteurs.

 

S’adapter ? L’intelligence émotionnelle en action

 

Rien ne se passe jamais comme prévu tout le temps et en toutes circonstances. Que ce soit en compétition ou à l’entraînement.

L’imprévu peut surgir, la difficulté également, à tout moment, n’importe où, n’importe comment. 

Les champions sont en permanence en train de s’adapter : à l’entraînement, en compétition, à la vie en général. C’est être intelligent émotionnellement qu’être capable d’apprendre et de s’adapter en permanence.

En plus de s’entraîner physiquement, le champion doit aussi se préparer psychologiquement à dépasser des situations extrêmement dures. Il doit apprendre à aller plus loin et être capable de se remettre en question, sans lâcher prise lorsqu’il est en difficulté.

Il faut être capable de vivre des périodes d’inactivités dues à une blessure, de mauvaises performances, d’échecs souvent nombreux, de phases de non progression…

En Intelligence émotionnelle on valorise beaucoup la faculté de perception de ses sensations et émotions. Chez les athlètes de haut niveau cette perception est démultipliée. Leurs facultés d’apprentissage également. Ils comprennent vite, intègrent vite. 

Il faut être intelligent pour comprendre que la progression suppose l’apprentissage permanent afin de s’améliorer et toujours rester à niveau.

La performance n’est pas un acquis.

Les grands champions sont des stratèges dans leurs disciplines ; l’expérience accumulée au fil des entraînements et compétitions leur donne des capacités cognitives (qui sont nos capacités à appréhender le réel autour de nous et le comprendre pour mieux interagir avec lui) hors du commun.

Ils savent transformer toute cette expérience en capacités opérationnelles. Leur mémoire est souvent prodigieuse (on sait maintenant le lien entre les sensations émotions et mémoire) ; leur développement en intelligence émotionnelle leur permet de mobiliser leurs savoir-faire très rapidement.

Cette synthèse se fait et a posteriori ils parlent d’avoir réagi ou agi à l’instinct

Alors qu’ils ont mis en œuvre toutes les compétences acquises au fil des entraînements et compétitions, les stratégies envisagées avant l’action, en un éclair comme si leur cerveau rationnel avait été naturellement mis de côté afin d’avoir une action immédiate décisive. Certains joueurs de foot qui marquent des buts d’anthologies parleront d’une frappe à l’instinct. 

Le plaisir ? Le carburant du succès.

Le plaisir est à l’origine de tout. C’est ce qui fait qu’un sportif devient un athlète de haut niveau. Cette émotion est essentielle car elle est le moteur de sa motivation.

Ce qui fait qu’un sportif devient un athlète puis un champion c’est que les sensations de plaisirs, de vivre quelque chose d’exceptionnel, l’emportent sur tous les sacrifices qu’il a fallu faire pour y arriver.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser parfois les champions ne considèrent pas que la victoire provoque toujours les meilleures sensations ou sentiments de plaisirs ; on entend parfois des phrases surprenantes du type j’ai perdu telle compétition mais j’étais content, satisfait, car j’avais progressé dans mon jeu et ma technique. En revanche parfois on entendra j’ai gagné mais ça n’était pas la bonne manière je ne retiens pas un bon souvenir de cette compétition.

Le plaisir, son plaisir, tout compte fait est, pour nous, une boussole intéressante. Les personnes qui raisonnent comme ce champion cité (d’équitation) sont moins sujets aux aléas de leur moral, ils relativisent le succès et l’échec ce qui les rend plus résistants sur la durée. Ils trouvent leur plaisir dans leur art ou pratique en lui-même. 

On le voit bien que le plaisir, cette sensation essentielle au sportif n’est pas corrélée à la victoire ou au résultat.

Quand le plaisir à s’entraîner, ou participer aux compétitions diminue, généralement l’abandon est proche. 

Je ne peux pas m’empêcher de faire, le parallèle avec le management. Un manager (ou entraîneur) qui ne sait pas créer les conditions du plaisir à gagner, participer à la vie collective de son service, le plaisir à travailler ensemble, passe à côté d’un puissant levier de motivation de ses collaborateurs.

Qui se soucie, dans les entreprises, de veiller au niveau de plaisir des collaboratrices et collaborateurs qui viennent travailler ? 

En tout cas, au niveau de chacun d’entre nous pensons à nous faire plaisir dans notre travail quotidien afin de maintenir la motivation, et intensifier notre plaisir ce socle indispensable à notre réussite et bien être.

 

La victoire ? C’est d’abord dans la tête que ça se joue

Nous parlerons image et bulle dans cette partie.

Je commence par la bulle car j’ai entendu ça d’un champion de formule 1 et ça m’a intrigué. Puis en cherchant je me suis aperçu que beaucoup de champions parlaient de leur bulle.

C’est une capacité qui consiste à entrer dans une zone de concentration extrême. Ils savent ce qu’ils doivent faire ; ce qu’ils ont à faire et ils décident de ne pas se laisser influencer par l’extérieur ils se coupent du monde extérieur pour entrer « dans leur bulle » cet espace où ils sont présents mais également coupés de tout ce qui viendrait perturber leur action. C’est une attention sélective. Ils ne laissent entrer que ce qui les intéresse ; se coupant du reste afin d’être complètement attentif à leurs gestes techniques. 

 

On parle souvent en hypnose d’état modifié de conscience ; je pense que cette notion de bulle relève de cette catégorie. 

Le sujet se met volontairement dans un espace « imaginaire » où il concentre son attention et tous ses moyens et ressources vers un objectif choisi.

 

Il autorise sa conscience à ne lui faire paraître que les évènements, bruits, sensations utiles à son action. Le reste disparaît et avec eux la pression, les sources de déconcentration. 

 

 

La visualisation ensuite : nous savons que notre cerveau produit des images. L’imagerie mentale est un outil au service de leurs objectifs. ils visualisent leurs gestes, les situations, anticipant sur ce qui va se passer, leur sensations associées aux images leur permettent de recréer des entraînements « à vide ». 

 

Comme notre cerveau ne fait pas la différence entre la réalité et cette « réalité virtuelle » ils se créent ainsi des conditions idéales afin de répéter encore et encore le geste parfait.

 

Ils mettent une telle intensité dans ses constructions d’images que ça leur permet d’accumuler de la compétence ; un peu comme un pilote d’avion dans un simulateur.

La pression, le stress, la défaite ? Un stimulant !

Penser enjeux, sentir monter en soi le stress c’est déjà être en état d’échec. Notre concentration et nos sensations sont perdues dans le futur, s’en suivent un cortège de sensations désagréables, de cogitations en boucles inutiles, de stress qui monte ; d’anxiété générale. Ça c’est nous, de manière habituelle et assez répandue.

Les champions connaissent également cette spirale négative infernale ; mais ils l’ont domestiqué. Ils se concentrent sur leurs sensation présentes. Ici et maintenant. Au lieu de les bloquer le stress est une source d’adrénaline, de motivation supplémentaire. C’est un « booster » au lieu d’être un handicap. 

Les défaites sont considérées comme un apprentissage utile. Teddy Riner plus garnd champion de judo chez les lourds de tous les temps ne dit il pas :

« Chacune de mes défaites m’aura aidé. Plus que les victoires. Si en 2010 je ne perds pas contre Tangriev lors des Mondiaux toutes catégories, je ne sais pas si je suis champion olympique en 2012. Je ne sais même pas si je serais encore là à vous parler ».

 

L’excellence ? De petites choses parfaitement exécutées.

Quand nous parlons d’excellence (voir mon article sur ce sujet ICI) on va toujours chercher des choses extraordinaires. Hors, pour reprendre le texte très explicite d’une étude réalisée il y a plusieurs années sur la performance des sportif il y est écrit :

« Une performance exceptionnelle est en fait le produit de douzaines d’habiletés et d’activités, apprises ou acquises de façon fortuite, et patiemment transformées en habitudes assemblées dans un tout intégré. Il n’y a rien d’extraordinaire ou de surhumain dans chacune de ces actions prises isolément, si ce n’est que, réalisées correctement, avec régularité, et toutes ensemble, elles produisent l’excellence »

Ainsi les « petites choses » comptent vraiment.

Ce qui donne au plus grand nombre de l’espoir ; car nous sommes tous capables de réaliser des actions « ordinaires » ; ce qui est plus compliqué, parfois, c’est la capacité de les coordonner et de les mettre en œuvre avec constance dans la durée.

Toujours pour faire un parallèle avec le monde de l’entreprise et le management Peter Drucker l’un des auteurs sur le management les plus connus au monde ne dit pas autre chose dans son ouvrage paru en 1985 « The effective Exécutive » 

« Être efficace ne requiert pas de dons spécifiques, une aptitude spéciale ou un entraînement particulier. Être efficace dans l’exécution suppose de faire certaines, et assez simples, choses. Cela réside dans un petit nombre de pratiques ».

L’accumulation de choses ordinaires parfaitement accomplies constitue à la fin un résultat que nous appelons l’excellence. Mais viser l’excellence c’est déjà se tromper de cible. L’excellence est le résultat de la perfection dans les petites tâches quotidiennes que nous avons à faire.

Cette attitude a une dimension psychologique forte. Les jours de compétitions sont pris comme des jours « presque ordinaires ».

Les champions ne font pas dans l’emphase et ne donnent pas, même à des rendez-vous cruciaux trop d’intensité dramatique afin d’éviter d’être submergé par les enjeux. 

Nous connaissons tous des personnes talentueuses, brillantes même mais qui ont tendance à trop gonfler les enjeux. Moralité rien n’est jamais vraiment fini car pas assez abouti à leurs yeux ; les années passent et elles stagnent soit qu’elles soient dépassées par les enjeux d’actes qui ne sont que banaux tout compte fait (y compris parler devant 1000 personnes) ou qu’elles ne cachent une paralysie provoquée par leurs visions trop « gonflée » des enjeux.

 

La motivation ? Chaque jour compte.

Ce qui me plaît vraiment dans la façon dont les grands champions prennent les choses c’est entre autres leur rapport au temps. 

Je me souviens de débats dans l’univers professionnel ; où j’avais tenté de mettre en place un processus qui s’appelait « all in a Day » ce qui signifiait que chaque journée devait être employée à travailler sur nos priorités. Je me souviens des difficultés à faire admettre qu’il fallait se concentrer sur les contacts clients. Travaillant dans une banque mon objectif était de prévoir chaque jour un minimum de contacts à avoir avec nos clients. Je savais que l’addition du nombre suffisant de contacts clients suffisait à nous aider à atteindre nos objectifs et rendre nos clients plus satisfaits car on s’occupait d’eux de manière pro active.

Les champions, même avec des objectifs long terme, considèrent, avec leur entraîneur que chaque jour doit être source de plaisir, de satisfactions, d’activités qui rapprochent du but final.

Chaque jour doit être une petite victoire d’avoir bien fait ce qui devait être fait, d’avoir démontré l’implication et la motivation nécessaires à leurs accomplissements. 

C’est tellement logique nous ne vivons les jours que un à un. 

C’est jour après jour que nous bâtissons les plus grands succès.

Chaque grand champion a son rituel au lever qui lui permet de bien démarrer sa journée et réaliser les objectifs du jour. 

La conclusion ? Nous pouvons trouver des sources d’inspiration

 

Je ne serais jamais champion olympique ; d’abord ça n’était pas un rêve ni un objectif, et je ne pense pas en avoir jamais eu les qualités sportives nécessaires.

 

De ce point de vue je suis comme beaucoup de ceux qi me liront.

 

Par contre nous avons tous les mêmes capacités mentales que ces grands championset je trouve qu’il serait dommage de ne pas tenter notre chance en mettant à profit certains des enseignements au profit de nos objectifs et bien être.

 

Je ne sais pas ce que vous en pensez ?

 

Ça vaut le coup qu’on essaie non ? 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cela devrait vous intéresser

La pensée positive est-elle utile?

Le sujet majeur de la pensée positive est le rapport au réel. Selon le mot célèbre « l’histoire est tragique ». La vie des

Le Stress un mal nécessaire ?

Et si nous changions de regard sur le stress? D’abord en nous concentrons sur les moyens d’anticiper le mauvais stress afin de pouvoir mieux gérer le bon stress.